Hiver de 1422-1423 : "Il faisait si froid que personne ne pouvait travailler, mais seulement sauter, courir, jouer à la pelote ou autres jeux pour s'échauffr. Les coqs et geline avaient les crêtes gelées jusqu'à la tête "
Hiver de 1564-1565 "Le jour des fêtes des innocents (28 décembre) les mains, les oreilles et le membre viril de plusieurs hommes gelèrent." on ne dit pas s'il fallut tout couper !!!
Hiver de 1607-1608 "Le 10 janvier, le vin gela dans le calice à l'église Saint André des Arts de Paris, et, écrit l'Estoile, "il fallut chercher un réchaud pour le fondre" on ne dis pas si le curé et ses ouailles étaient gelés.
UN FROID DE MAMMOUTH EN DORDOGNE !
AILLAC (Dordogne) - "La nuit du dix huitième jour de ce mois d'avril mil sept cent soixante sept les vignes, seigles, noyers et généralement tout le fruit s'est gelé - Clépac, curé d'Aillac."
Je n’ai rien sur ce gel tardif d'avril mil sept cent soixante sept. Il est vrai qu’il y a eu tellement de catastrophes climatiques suivies de disettes au XVII° siècle et au XVIII° siècle qu’il est difficile de les recenser toutes. La seule citée, en Périgord, par le professeur Léon MICHEL, dans les années 1760, est celle de l'hiver 1765-1766 : l'hiver 1765-1766 fut presque aussi désastreux que celui de 1709, du 21 décembre au 2 février le froid intense gela le pain et le vin, on dansa sur la Dordogne à Cenac du 10 au 12 janvier, Le plus curieux est que les gens trouvèrent en eux assez d’insouciance pour s’amuser à danser sur la Dordogne prise par les glaces ! Mais il est vrai qu’ils étaient habitués aux malheurs.
En août 1694, le curé inscrit sur le livre des morts, entre deux enterrements : "La misère a été si grande cette année que les pauvres du Ponjenal tuèrent le chien du village pour le manger. Le carton du bled valloit quatre livres 15 sol sur la fin du mois de juin aport ne vaut que 23 sol".
En 1281, du temps de quaresme, arriva grand débordement d'eau de part et d'autre du Pays de Haynaut, dont advint qu'en la ville de Valencènes, le pont de la Porte d'Ansin fut rompu, les moulins furent abattus, le Pont Jumeaux, le Pont Gouchet, le Pont Le Comte et le Pont Saint-Jacques furent aussi rompus et emportés, l'Eglise Saint Jacques fut si pleine d'eau que l'on allait librement avec barquettes. Ce débordement arriva à cause de l abondance de neige qui couvrit la terre, qui fit cause que l'on fit en ladite Ville de Valencènes, une publication par ban, que chacun auroit à emporter la neige qui se trouvoit en ladite ville, hors d'icelle...
Sources : Annales du Hainaut, contenant les choses les plus remarquables advenues en ceste Province depuis l'entrée de Jules César, jusqu'à la mort de l'Infance Isabelle par François VINCANT
relevé dans le périodique "Les Affiches d’Angers" du vendredi 26 mai 1780
relevé dans le périodique "Les Affiches d’Angers" du vendredi 18 février 1780
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